Sur la pointe des pieds… leur journal de bord

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[et_pb_section admin_label= »Section » fullwidth= »off » specialty= »off »][et_pb_row admin_label= »Row »][et_pb_column type= »4_4″][et_pb_text admin_label= »1ère expédition » background_layout= »light » text_orientation= »center » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

1ère expédition

[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row admin_label= »Row »][et_pb_column type= »1_4″][et_pb_text admin_label= »6 juillet 2014″ background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

6 juillet 2014

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C’est la faute à Arthur! Nous devions amorcer notre périple de voile ce samedi 5 juillet mais Dame nature en a décidé autrement… Arthur, la première tempête de l’année, a frappé la côte Est avec force et torpeur dans la nuit de vendredi à samedi. Résultat? La plupart des vols en direction des Maritimes ont été retardés, les nôtres inclus. Qu’à cela ne tienne – Akoona Matatah – , nous nous sommes tous retrouvés à Halifax ce dimanche 6 juillet, fin prêts pour la grande aventure. Des remerciements bien sentis doivent être adressés aux chargés de projet de la Fondation Catherine Provost et Michel Leblanc qui ont viré terre et mer à l’envers pour que le tout se fasse sans trop de misère; une pensée également pour les gens d’Air Canada qui se sont montrés fort compréhensif devant notre imbroglio.

Une fois le pied posé en terre néo-écossaise, un itinéraire d’un peu moins de 4 heures d’autobus nous séparait de notre nouveau point de départ. En effet, notre bateau a dû lui aussi précipitamment lever les voiles devant des vents violents et des valses de vagues vertigineuses. Ce n’est donc plus de Halifax mais bien de Port Hawkesbury que nous quitterons la terre ferme.

Ça jase et ça rit fort durant le trajet d’autobus! On a l’impression que les jeunes se connaissent depuis toujours. Anna-Maria, Justen, Camille, Jasmin se crèvent les poumons à chanter les moins pires succès de Abba ou encore les titres les plus connus du film Le Roi Lion. Mentionnons ici la collaboration de notre chauffeur d’autobus, sosie de John Coffey (vous vous souvenez? Le détenu noir aux pouvoirs magiques dans la Ligne verte?…) et père de 5 enfants qui dit avoir écouté ce classique à tous les jours pendant 11 ans (calcul rapide…autour de 4000 fois!) et qui nous a fait jouer et rejouer la trame sonore en boucle trois fois de suite.

Nous sommes donc arrivés à destination vers la fin de l’après-midi et avons fait connaissance avec l’équipage qui nous attendait sur le quai. Visite de notre navire-école – le Roter Sand – , chargement des bagages, prise de possession des couchettes et c’est déjà le temps de souper. De courte durée, la soirée fut ponctuée d’un premier échange de groupe au cours duquel tous et chacun ont l’occasion de partager leurs attentes ou encore leurs craintes face à cette aventure. Les baleines n’ont qu’à bien se tenir, plusieurs d’entre nous ont bien envie d’en voir. Ça tombe bien, on dort à quai ce soir et on lève l’ancre demain!

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7 juillet 2014

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Le Roter Sand baigne sur mer d’huile à notre lever. Bien calés dans nos couchettes, nous ouvrons les yeux lentement et apprécions de voir la table débordant de fruits, de céréales, de bagels et de bonheur. Une fois le déjeuner avalé, nous recevons un briefing de sécurité tenu par l’équipage du bateau. On y apprend toutes sortes de choses que nous n’avons pas du tout envie de mettre en pratique, tel que les procédures à suivre en cas d’homme à la mer ou de feu dans la cale.

Vient alors le moment tant attendu : larguer les amarres! C’est sous le regard de nombreux observateurs que nous quittons Port Hawkesbury. De fait, un bateau de la taille et de la prestance du Roter Sand attire les regards… Nous voguerons ainsi un peu plus de trois heures, parcourant environ 30 miles marins, coupant l’Île du cap Breton en plein centre, passant par un canal qui nous donne accès au lac Bras d’Or, un gigantesque plan d’eau douce situé en plein cœur de l’île.

Notre déplacement nous permet également de tenir un atelier d’initiation aux différents instruments dont est équipée la timonerie : GPS, VHF, AIS, RLS et autres acronymes absolument pas payant pour un joueur de Scrabble. Nous en profiterons aussi pour hisser le drapeau de la Fondation bien haut, bien en vue sur les haubans. Et fait d’arme : nous passerons sous un pont-levis plutôt étroit mais négocié de main de maître par notre capitaine.

Les vents se lèvent en début d’après-midi et nous jetons l’ancre dans Poulamon Bay. Nous utiliserons une annexe, à savoir, une petite embarcation moteur de type Zodiac, pour mettre à terre. Jasmin, Justen, tomas et Camille en profitent pour faire la baignade; on leur lève notre chapeau car l’eau n’est vraiment pas chaude! Nous passerons 3 belles heures sur une petite île sans nom à jouer à quelques uns des jeux classiques de la Fondation dont le ninja, le cowboy.

De retour au bateau, Anna-Maria et Béatrice nous préparent un souper de maquereau pêchés hier par notre capitaine et quelques locaux. Certains font la farniente sur le pont ou pêchent ; prenant une pause de son travail de cuisinière d’un soir, Anna-Maria sera la seule à ramener un poisson à bord. Pour d’autres, c’est la corvée du ménage, un passage obligé pour tous et chacun des matelots que nous sommes. Certes, quelques un font la moue devant l’imposition de l’horaire des quarts de travail de ménage ou devant celle des douches (1 douche aux 3 jours…),  mais qu’importe, nous sommes une sacrée belle équipe et ce sera autour d’un succulent repas que celle-ci se retrouve, partageant les plus beaux moments de la journée.

Avant de terminer, je prends quelques lignes pour vous présenter l’équipe d’intervenants : Simon Riendeau, médecin urgentologue; Naila Legault, infirmière; Pierre-Luc Larouche, intervenant psycho-social; Catherine Provost et Michel Leblanc, chargés de projets et facilitateurs pour la Fondation Sur la pointe des Pieds et moi-même, J-Charles Fortin, blogueur et photographe. Allez, on se retrouve demain, même heure, même poste!

[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row admin_label= »Row »][et_pb_column type= »1_4″][et_pb_text admin_label= »8 juillet 2014″ background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

8 juillet 2014

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Hissons la grand voile! C’est dans une véritable purée de pois que nous amorçons cette 2e journée sur l’eau. Il fait froid, il vente, on n’y voit rien à 50 mètres, bref, nous sommes sur la côte océanique. Lentement mais surement, le brouillard se lève et on aperçoit la rive de Poulamon Bay dans laquelle nous sommes ancrés. Dans la foulée de notre lever matinal, il devient donc possible de lever l’ancre dès la fin du déjeuner, soit vers 8h. Cette tâche, procédure lente et complexe pour un bateau de 53 tonnes, sera exécutée par Tomas, Ryan, Anna-Maria et Camille qui se sont portés volontaire pour hisser la lourde ancre à bord. Quelques cinq miles nautiques parcourus à moteur nous permettent de traverser le passage Lennox qui lui nous mène au canal St-Peter’s. L’éclusière du canal nous apprend qu’il s’agit d’un ancien sentier de portage fréquenté par les autochtones de la nation Mi’kMaw qui est devenu une véritable voie commerciale ouverte par l’explorateur Nicolas Denis au milieu du XIXe siècle. Aujourd’hui lieu historique national, il s’y trouve une écluse qui nous donne accès au lac Bras d’or, ni plus ni moins qu’une mer intérieure emprisonnée au cœur de l’Île du Cap-Breton. Véritable bijou, ce plan d’eau bénéficie du statut de réserve mondiale de l’UNESCO. C’est également au cours de cette première portion de déplacement que les jeunes auront l’occasion de pratiquer des nœuds et d’apprendre quelques unes des bases du vocabulaire marin décrivant les gréements que nous serons appelés à utiliser : drisse, balancine, hauban, ketch…. Sans vraiment que nous nous en rendions compte, le brouillard se dissipe complètement. Et tandis que nous voguons sur les premières vagues du lac Bras d’Or, le vent se lève chassant les nuages et  garnissant le lac de jolis moutons blancs sur fond de ciel bleu. Il est donc temps de hisser les voiles! Encadrés de mains de maître par l’équipage, les jeunes mettent la main à la pâte. En un peu plus de 10 minutes, la grand voile et le foc sont montés, mais surtout, le moteur est éteint, générant cris et applaudissements. Bonheur! On se laisse alors caresser la peau par le suroît et bercer les fesses par les vagues qui atteignent parfois un mètre. Nous bénéficions également d’un autre atelier des rudiments de marin, celui-ci portant sur les allures de vent. Notre traversée complétée, on affale les voiles pour longer le détroit de Barra et ses pont-levis en direction du quai du bucolique village côtier de Baddeck où nous amarrons pour la nuit. Destination touristique primée, cette bourgade est également connue pour être le port d’attache d’Alexander Graham Bell dont on peut encore apercevoir aujourd’hui l’opulente résidence. Profitant des derniers rayons de soleil, on passera le début de la soirée à errer oisif aux abords du quai. On regagne ensuite le bateau pour un premier cercle de discussion au cours duquel tous et chacun sont invités à partager leurs états d’âmes (moyenne de groupe de 9,73928 sur 10!) et à cibler leur moment fort du voyage jusqu’ici. Les intervenants se réunissent par la suite pour faire le point sur le déroulement du voyage tandis que les jeunes discutent mais surtout rigolent et jouent une première partie de loup-garou. En définitive, cette journée aura peut-être débuté dans le froid, le vent et le brouillard, mais elle se terminera en crescendo par une soirée ensoleillée agrémentée d’une douce brise chaude à la fois sucrée et salée, à l’image des succulents bonbons à base d’eau salée typiques de Baddeck.

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9 juillet 2014

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Tendresse

Au fil des derniers billets, vous aurez probablement compris que nous avons établi des équipes de travail afin de procéder au nettoyage du bateau et à la préparation des repas. Ce matin, c’était au tour de mon équipe de faire le déjeuner. Béatrice, Ryan, Alex B et moi avons donc préparé avec amour et bananes un succulent repas dont se sont régalés nos comparses. Nous avions toutefois sous-estimé la charge de travail que représente la concoction d’un repas pour 21 personnes… Tous mes respects à ces femmes d’une autre époque qui devaient nourrir leur famille de 15 enfants! Dans la même veine, soulignons que nous avons également établi un système de rotation qui fait en sorte que nous avons droit à une douche à tous les 3 jours, question de respecter la capacité de stockage et de chauffage d’eau du bateau. En vérité, c’est du luxe, sachant que nous n’avions pas d’accès aux douches lors des précédentes expés de kayak de mer, de canot ou de radeau avec la Fondation…

Nous quittons donc Baddeck au petit matin pour emprunter le Great Bras d’Or en direction de l’océan. Le ciel est lourd et les vents sont relativement soutenus. Notre progression au sein de ce canal se fait à moteur et nous avons donc le temps de tenir un deuxième atelier de nœuds avant que Béatrice, Ryan et Tomas se portent volontaires pour faire la lessive des linges à vaisselle. Pendant ce temps, le ciel se dégage; devant nous : l’azur.

Notre passage sous le pont de Seal Island marque notre arrivée dans le golfe du St-Laurent et donc dans l’océan Atlantique. Que d’eau à perte de vue! Il est temps de monter les voiles! Les jeunes hissent la grande voile puis la trinquette et nous voguons ainsi pendant une bonne demi-heure avant de nous retrouver au beau milieu d’un territoire de pêche truffé de bouées indiquant l’emplacement des cages aux homards. Une fois sortis de ce bourbier, la force des vents nous permet de hisser une troisième voile, le foc. L’allure devient alors sportive… De plus en plus sportive… La gîte dépasse les 20 degrés! Si certains jubilent et crient de joie, d’autres (jeunes mais aussi adultes…) subissent même le mal de mer… On prend alors la décision d’affaler les voiles avant d’affoler les matelots… La situation n’est pas dangereuse mais elle peut paraître intimidante pour des néophytes… Et fort heureusement qu’on redescend les voiles car au moment même où les plus hardis d’entre nous terminons le boulot, des bourrasques de 35 nœuds ragent en notre direction! L’embrun nous fouette le visage! Le bateau tangue tel un bronco de rodéo! Les vents écornent les bœufs! (Bon, d’accord, il n’y a pas de bovidés à bord, mais vous voyez le genre…). Devant de telles forces de la nature, on se sent à la fois puissants et vulnérables mais surtout, tellement vivants! Une bien belle expérience en définitive…même pour ceux qui ont souffert du mal de mer car ceux-ci ont eu l’occasion de manger une bouchée entre temps, un vieux remède de marin qui, bien qu’en apparence paradoxal, apporte un soulagement rapide.

Les vagues diminuant d’envergure à l’approche de la côte, nous voguerons bien tranquillement par la suite vers la ville de Sydney où nous amarrons au Dobson Yacht Club. Nous y sommes accueillis de manière ponctuelle par les membres du club comme si nous étions des vedettes! On nous prend en photo, on nous pose des tonnes de questions, on nous donne une caisse de boissons gazeuses… Ces Néo-écossais sont d’une gentillesse inouïe! Autre fait inouï, on sent le sol se dérober sous nos jambes, un peu comme si nous étions encore dans le bateau. Assez étrange comme sensation… C’est comme si on avait pris une tasse!

En fin de journée, le souper est agrémenté d’un jeu improvisé par Michel : interdit de parler français sous peine de devoir faire la vaisselle pour tout le monde! Au bout du compte, notre infirmière Naila, Béatrice et Tomas se mettront à la tâche pour nous tous… Merci à vous trois, c’était justement mon tour ce soir! Une fois la corvée de vaisselle terminée, tous se rassemblent pour jouer une partie de « bananes-bananes / oignons-oignons ». À les entendre éclater de rire encore et encore, on ne pourrait jamais s’imaginer qu’ils ont affrontés des vents de 35 nœuds quelques 8 heures plus tôt.

[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row admin_label= »Row »][et_pb_column type= »1_4″][et_pb_text admin_label= »11 juillet 2014″ background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

11 juillet 2014

[/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »3_4″][et_pb_text admin_label= »11 juillet 2014″ background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

Beau petit couple…

Nous avons quitté Sydney vers 7AM ce matin. Un beau grand ciel bleu et une colonie de méduses s’étaient donné rendez-vous autour de notre embarcation pour l’occasion. Toujours impressionnant de voir ces repoussantes créatures gluantes marauder à la surface… Rien à voir avec notre ô combien appétissant déjeuner de pain doré assorti de bananes et Nutella…

Fort peu de vent au programme aujourd’hui; c’est à croire qu’Éole a oublié d’entrer au bureau ce matin. Nous avons donc décidé de naviguer à moteur, d’autant plus qu’une distance considérable de 270 miles nautiques ou environ 500 kilomètres nous séparent de notre destination finale, Shediac. Pour ce faire, nous travaillerons en quarts de travail, à savoir, 3 équipes de jeunes et adultes ont été formées afin d’assurer la besogne sur des rotations de 4 heures de travail pour les 36 prochaines heures. Ainsi, selon la toujours imagée nomenclature marine, on retrouve le quart des chiens de midi à 16h et de minuit à 4h, le quart des romantiques de 4h à 8h et de 16h à 20h puis le quart des ours de 8h à midi et de 20h à minuit. Les tâches? Lire la carte puis calculer la course ou l’azimut, tenir la barre, faire la vigie à la proue, relever les données sur l’état des constituantes de la salle des machines, observer les données radar pour éviter les collisions avec d’éventuelles embarcations, etc.

Nous remontons donc la côte est de l’île du Cap Breton afin de contourner son extrémité nord-est puis redescendre vers le sud-ouest. Au large du Cap North, un banc de brouillard limite notre vue…mais pas assez pour nous faire manquer un banc d’une vingtaine de globicéphales, une espèce de petite baleine aussi appelée béluga africain! Quel spectacle fabuleux! On ferme les moteurs et on admire… Nous sommes chanceux, elles sont à environ 100 mètres de nous. On se régale de ce ballet gracieux pour une bonne dizaine de minutes.

Nous poursuivons la route le long de Black Rock et Cap St-Lawrence en direction de Chéticamp. Des formations rocheuses d’une beauté inimaginable s’offrent à nous. Notre capitaine, qui compte près de 40 ans de navigation, affirme d’ailleurs que cette partie de l’île du cap Breton est possiblement la plus belle région côtière qu’il connaisse, c’est bien pour dire! Mais surtout, il s’agit d’une côte qui regorge de vie. À preuve, un deuxième banc de globicéphales croise notre route! Encore plus nombreux, ceux-ci se dirigent droit vers nous! En un rien de temps, ils se retrouvent à 10 mètres de nous! C’est complètement fou! Et au moment où on pense avoir tout vu, une partie du groupe décide de s’approcher davantage et passe sous notre bateau! Je vous dis : j’ai la chance de cumuler au moins 50 sorties de kayak, zodiac et bateau de tout acabit pour faire de l’observation de mammifères marins dans ma vie et je n’ai jamais rien vue de tel! Débile, capoté, cinglé, incroyable, renversant, étourdissant (prière d’utiliser la ligne qui suit pour ajouter votre synonyme préféré) ______________________ !!

Et je ne vous parle pas des dizaines et dizaines de phoques du Groenland, tous plus curieux les uns que les autres, qui se sortent la face pour nous saluer au passage, ou encore des albatros qui volent en rase-motte autour de nous, des colonies de fous de bassan qui piquent dans l’eau et en ressortent 5-6 secondes plus tard poisson au bec et du beau bonjour d’un macareux, un petit pingouin absolument craquant. J’oubliais presque : on a aussi fait 3 observations de rorquals communs, dont un qui nous a fait le bonheur de nous montrer sa belle grosse queue avant de plonger.

Au moment d’écrire ces lignes, les ours sont aux commandes. Les chiens reprendront du service à minuit et les romantiques – dont je fais partie – se lèveront à 3h30 pour reprendre le boulot. J’ai beau chercher, je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de romantique à se lever à une telle heure… Allez, bonne nuit!

[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row admin_label= »Row »][et_pb_column type= »1_4″][et_pb_text admin_label= »12 juillet 2014″ background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

12 juillet 2014

[/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »3_4″][et_pb_text admin_label= »12 juillet 2014″ background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

En définitive, la navigation à voile de nuit fut sublime. Les vents faibles nous permettaient d’entendre le souffle des rorquals, véritables geysers marins sporadiques et imprévisibles brisant notre solitude de marin. Un peu plus haut dans la nuit d’encre, la (presque) pleine lune lançait une lumière blafarde sur une mer déridée. Catherine a même réussi à faire croire à Béa, Camille et Justen qu’il était nécessaire de se mettre de la crème lunaire tellement celle-ci rayonnait… Pis encore, l’équipe des romantiques ont pu simultanément voir le coucher de lune à babord et le lever de soleil à tribord. J’imagine que c’est de pareilles situations qu’ils tirent leurs noms…

Les plus perspicaces d’entre vous avez donc compris que nous filions vers le nord… En effet, les pronostics météo nous annonçaient des vents du sud-ouest relativement faibles en soirée puis gagnant en force au petit matin, ce qui nous permettait de passer la nuit à voile sans danger, mais surtout, ce qui nous permettait de filer tout doucement vers…les Îles-de-la-Madeleine! Quel joyau, quel bijou que cet archipel! Vues de l’eau, ses côtes teintées d’ocre surplombé de collines verdoyantes sont des plus invitantes! Et c’est sans parler des émeraudes, des turquoises, des azurs et autres déclinaison de bleu-vert que nous renvoient la mer environnante et ses multiples hauts-fonds sablonneux. D’autant plus que le ciel est d’un bleu sans fin, complètement dénudé de nuages…

Nous amarrons à l’île du Havre-Aubert en tout début d’après-midi. Nous déambulons par la suite sur la légendaire Grande grave, une bande s’étirant le long de l’île du Havre-Aubert, quelque chose comme le Broadway des Îles… La météo est absolument parfaite : 26C, pas un nuage, brise saline de 15 km/h; on ne saurait demander mieux! On en profite pour s’imprégner des paysages spectaculaires et des habitations colorées qui en font partie ou bien pour aller faire un tour au Musée de la mer ou encore à l’Aquarium des Îles.

En fin d’après-midi, nous nous rendons sur la magnifique plage du Bout-du-banc aussi appelée Sandy Hook. Il s’agit d’une plage au sable si fin que même les Cubains en seraient jaloux. Elle s’étire sur une dizaine de kilomètres et, à notre grand étonnement, il ne s’y trouve pratiquement personne; c’en est presque notre plage privée! On en profite pour se baigner, jouer au football ou au freesbee, enterrer Tomas dans le sable ou tout simplement relaxer et laisser le temps prendre son temps, comme les locaux savent si bien le faire.

Entre-temps, notre madelinot de capitaine Roger fait aller ses contacts : il nous revient avec 50 livres de moules, 25 homards frais pêchés de ce matin, des pommes de terre, des plats de crudités, des baguettes de pain, de même qu’une grosse marmite et un brûleur au propane. Tandis que nous nous délectons de ces trésors de la mer autour d’un grand feu de joie monté sur la plage, une pleine lune rose se lève au large et crève le pourpre de la ceinture de Vénus. En retrait pour capturer cette scène avec mon appareil-photo, je vis un moment de lucidité au cours duquel je réalise toute la chance que nous avons. Un moment de joie pure qui restera longtemps gravé dans nos cœurs; un moment que l’on voudrait éternel.

[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row admin_label= »Row »][et_pb_column type= »1_4″][et_pb_text admin_label= »13 juillet 2014″ background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

13 juillet 2014

[/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »3_4″][et_pb_text admin_label= »13 juillet 2014″ background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

Au final, il ne nous aura fallu que très peu de temps pour prendre le rythme des Îles-de-la-Madeleine. Initialement prévu pour 8h30, notre départ a d’abord été repoussé à 9h30, puis à 10h30 puis à 11h. C’est finalement à 11h21 que nous larguons les amarres, capitaine Roger effectuant une superbe manœuvre pour contrer le vent qui nous poussait à quai. Plaisanciers nautiques et badauds de tout acabit présents à la marina lui ont d’ailleurs servi une bonne main d’applaudissement. (Dans le même ordre d’idée, j’aimerais aussi profiter de l’occasion pour me remercier publiquement pour mon très excellent muesli aux bananes que tous ont apprécié au déjeuner de ce matin; il était presque aussi bon que ma costarde de bananes d’il y a 3 jours à ce qu’on m’a dit.)

La réputation de l’archipel du golfe n’est pas surfaite… Un fort vent bouscule violemment la mer lorsque nous quittons. Des vagues de 2 mètres se dressent devant nous. Le bateau tangue et retangue avec fracas. La proue s’enfonce dans l’onde et celle-ci nous éclabousse. Pour peu, on se croirait à La Ronde, dans un manège qui serait quelque chose comme un hybride entre la pitoune, le bateau de pirate et les autos tamponneuses (oui, je sais, je sais… mais il y a longtemps que je ne suis pas retourné à La Ronde…). La situation est telle qu’il faut parfois s’y prendre 3 fois pour effectuer un seul pas vers l’avant. L’équipe médicale se concerte… On a beau être amarinés, il est nécessaire d’élaborer une stratégie afin de limiter le mal de mer. Circulent alors les extraits de gingembre et les Gravol. De même, le lunch sera servi tôt, question de garder les estomacs remplis et conséquemment moins propices à vous-savez-quoi. Cette approche se révélera gagnante. Personne ne sera malade! Il faut aussi avouer que la mer s’est calmée progressivement au fil des heures…

Nous nous fixons comme objectif de nous rendre avant la fin de la journée de lundi dans la baie de Summerside sur la côte sud-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard, un trajet d’environ 180 miles nautiques, soit un peu plus de 330 kilomètres. On doit donc recourir une fois de plus au système de quarts de travail afin de laisser progresser le Roter Sand sur une trentaine d’heures en continues; chiens, romantiques et ours reprennent donc du service. Entre temps, certains font la sieste tandis que d’autres besognent : Jasmin astique la cloche, Jyoti fait la cuisine, Alexandre N passe le balai sur le pont, Tomas et Ryan réparent les épissures.

Nous voguons sans anicroche et, pour un bon bout de temps, sans voir les côtes. On aperçoit même la courbure de la terre. Sans même que nous nous en rendions compte, il est déjà l’heure du repas du soir. Au souper, les plus vieux entonnent « Dès que le vent soufflera » de Renaud. Les jeunes sont médusés… (La pognez-vous? Les jeunes sont « médusés »… On est sur la mer… La mer, les méduses… En tout cas… Rappelez-vous qu’on n’a pas beaucoup d’heures de sommeil en banque… Merci de votre compréhension.)

[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row admin_label= »Row »][et_pb_column type= »1_4″][et_pb_text admin_label= »14 juillet 2014″ background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

14 juillet 2014

[/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »3_4″][et_pb_text admin_label= »14 juillet 2014″ background_layout= »light » text_orientation= »left » use_border_color= »off » border_color= »#ffffff » border_style= »solid »]

The Crew!

Notre deuxième nuit de navigation fut au moins tout aussi sublime que la précédente. De prime abord, nous avons été graciés par un lever de lune magique émergeant de la mer. Les étoiles se sont ensuite présentées à nous, une à une, scintillant d’un feu qui guide et rassure les navigateurs depuis des temps immémoriaux. Une série de lumières dansantes marquaient aussi l’horizon; il s’agit d’un ancien système de télécommunications outre-mer constitué d’une myriade d’antennes reliées par un câble sur la côte néo-écossaise du détroit de Northumberland. Mais surtout, l’équipe du premier quart de travail a pu assister au passage d’une météorite dans un ciel de charbon. On les envie!

De forts vents venus du sud accompagnent le lever du soleil. La mer se dresse et se fracasse de tous bords tous côtés, parfois en vagues triangulaires, parfois en vagues déferlantes de 2 mètres de haut. Disons-nous les choses telles qu’elles sont : ça brasse pas à peu près…et le déjeuner de quelques uns se retrouvera à la mer plus vite que prévu… Le Roter Sand nous amène par la suite à passer sous le pont de la Confédération, le plus long ont au pays; celui-ci s’étale sur les 14 kilomètres qui séparent le Nouveau-Brunswick de l’île rouge du golfe, célèbre pour ses pommes de terre…

Nous arrivons en milieu d’après-midi à notre destination du jour, Summerside, une petite ville de l’Île-du-Prince-Édouard. Mine de rien, nous aurons touché à quatre provinces différentes au cours de ce périple, une première pour la Fondation. Une fois amarré au quai public, nous bénéficions d’un bloc de 2 heures de temps libre avant le souper. Les adultes partent pour l’épicerie tandis que les jeunes en profitent pour déambuler sur la promenade côtière et manger de la crème glacée.

Noter soirée est marquée du moment le plus fort de notre voyage. En effet, ce mardi sera notre dernière journée de navigation et il est prévu d’aller souper au resto. Conséquemment, nous choisissons de tenir notre cercle de partage dès ce soir. Il s’agit d’une tradition qui marque les expéditions de la Fondation. Les participants, jeunes comme adultes, sont invités à identifier ce qu’ils retiennent de leur expérience et à partager avec tous et chacun les raisons qui sous-tendent ce choix. On parle de plaisirs. On parle de nouvelles connaissances. On parle de nouveaux amis. On parle de capacité à décrocher. Mais surtout, on parle d’une plateforme qui permet d’échanger avec des semblables, des jeunes qui ont un vécu commun, des jeunes qui comprennent sans qu’on ait besoin de dire. Des mots qui en disent long sur l’état d’âme des membres de notre groupe. Les yeux sont humides, mais les cœurs sont légers.

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15 juillet 2014

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Cheers!

Quel joli réveil… C’est au son de la douce voix de Catherine que nous quittons les bras de Morphée. S’accompagnant à l’ukulélé, elle entonne la pièce Acapulco de Bernard Adamus pour nous tirer d’un sommeil réparateur.

Il règne sur le bateau une ambiance bon enfant en cette dernière journée d’expé. On vide la table du déjeuner en compagnie de Serge Gainsbourg et de son obscur album Aux armes, etc., un opus reggae méconnu mais sublime. Plusieurs habitants de Summerside viennent nous saluer avant notre départ. Il semble que notre présence ait été signalée dans les medias sociaux. On avance même que nous y sommes aussi populaires que leur festival du homard qui bat son plein.

Nous quittons l’île-du-Prince-Édouard afin de traverser le passage Abgweit et ainsi nous rendre à notre destination finale, Shediac au Nouveau-Brunswick. On navigue d’abord à voile sous des vents sud-ouest de 20 nœuds mais nous devons naviguer à voile et à moteur pour la deuxième partie de la traversée. En effet, les vents ne nous poussent pas dans la bonne direction. Si certains sont ouverts à ne pas rentrer à bon port et à poursuivre l’expérience encore quelque jours (au moment d’écrire ces lignes, j’entends justement Camille raconter que le bateau, c’est un peu comme son 2e chez-soi…), d’autres sont satisfaits et ont bien hâte de revoir leurs proches afin de leur raconter nos péripéties.

L’une des meilleures douches de l’univers nous attendait au Shediac Harbour… à tout le moins, pour la première moitié du groupe qui ont bénéficié d’eau chaude… Comme il est bon de nous débarrasser de notre odeur de moussaillon! De surcroît, on sort en ville pour notre dernier souper ensemble. Quoi de mieux qu’un restaurant de fruit de mers pour célébrer cette croisière épique?… (Sur une note bien personnelle, je dirais qu’il manquait à ce repas 1 ou 2 coupes de pinot gris, mais, bon, les expés de la Fondation sont bien évidemment sèches…). Benoît Cormier, un ancien participant originaire de Shediac, se joint à nous pour le repas. En moins de 2, il fait partie de la troupe.

De retour au bateau, l’atmosphère est résolument à la fête. Des locaux plongent du quai près du Roter Sand. Benoît, qui connaît bien cette coutume locale, entraîne nos jeunes dans la danse. Tomas, Justen et Alex N oseront sauter à l’eau, non sans avoir longuement hésité considérant les méduses qui baignent à proximité. Plusieurs dizaines de spectateurs, locaux et touristes, assistent à la scène; ça rit, ça crie, ça applaudit, ça jubile.

Le crépuscule ramène nos jeunes à bord. On se permet une soirée cinéma, profitant du projecteur et de l’écran géant qui était à bord. À l’image du générique de fin, on sent bel et bien que notre périple achève à entendre les conversations qui ont cours.

Mais est-ce vraiment une fin? Oui, ne soyons pas dupes, notre expé est bel et bien sur le point de se terminer. Qu’importe, je crois qu’il s’agit d’abord et avant tout d’un nouveau départ. On met les voiles vers de nouveaux chapitres de nos vies respectives, dorénavant gréés de nouvelles forces et délestés de certains poids.

Allez groupe, on largue les amarres, chacun dans sa barque cette fois-ci. Et bon vent les jeunes! Merci pour l’énergie que vous nous insufflez. Merci pour les leçons de courage et de résilience que vous nous servez. Merci pour tous ces rires, tous ces moments de complicité. Vous allez me manquer.

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J-CHARLES
Pour voir plus de photos.

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2ème expédition

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9 août 2014

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Suivez notre aventure en voilier de La Baie à Campbellton à tous les jours à travers les yeux d’un des participants. Nous vous invitons à visionner la vidéo pour sentir toute l’énergie du moment.

Cap sur Marc-André

Nom complet : Marc-André Doucet
Âge : 25
Statut social : Marié
Défi de santé : Leucémie lymphoblastique aigue (1997 et 2000) Burnout (2013-2014)
Langues parlées : Français
Lieu de naissance : St-Basile-Le-Grand
Lieu de résidence : Montréal
Études : Technologie du Génie Civil
Travail : Vice Président – Associé chez Gravitaire
Aime quoi? La nature, la nourriture, le social, l’apprentissage de tout.
But dans la prochaine année : Vivre de façon positive, aider les gens tout en m’amusant! Partager et aimer tous les personnes que je croise!
But dans la vie : D’avoir une famille en santé et de voyager, vivre des aventures!

Verbatim de la vidéo :

“Je m’appelle Marc-André, je viens de Montréal, en fait, de la Rive-Sud de Montréal. J’ai déménagé à Montréal pour les études pis on est resté là pour vivre ma femme et moi. J’ai 25 ans et je travaille comme technologue en génie civil.

On est samedi 9 août. Je suis parti de chez moi. Je suis monté la côte en vélo pour rejoindre le lac des castors. J’ai rejoint le groupe au stationnement. À partir de là, j’ai rencontré la gang. On s’est dit bonjour. On a pris une photo en haut du belvédère du Mont-Royal. C’était vraiment trippant. À ce moment-là, on est vraiment parti sur le chemin.

On a parti la musique : Yellow submarine. C’était merveilleux. On s’est beaucoup amusé. On a parlé toute la gang un peu.

Moi, je suis excité. J’ai hâte à tous les moments. J’ai plein d’énergie à offrir. J’ai hâte de connaître encore plus le monde surtout, pis jaser avec eux, m’amuser et puis profiter. J’ai hâte à tous les évènements, de partir le voilier, pouvoir monter les voiles, les quarts de nuits… ça va être trippant! J’ai bien hâte de tout voir ça.

J’ai besoin pour ce voyage, dans le fond de bouger. J’aime bouger moi. Je suis, on pourrait dire, hyper actif, non, ce n’est pas ça, mais j’ai besoin de beaucoup bouger. Je pense que je vais être comblé dans mon voyage, j’en suis pas mal sûr.”

Le cours de la journée

Point de départ : La Baie, Roberval, Montréal et environs, Winnipeg, Halifax, Ottawa,Chicoutimi
Point d’arrivée : La Baie
Distance parcourue en bateau : 0 Kilomètre.

Menu du souper : Chili con carne

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10 août 2014

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Ça y est : c’est le grand départ le long du fjord du Saguenay. Je laisse Christine vous partager son énergie

Cap sur Christine

Nom complet : Christine Morin
Âge : 28 ans
Statut social : Conjoint de fait
Défi de santé : J’ai eu deux leucémies lymphoblastiques aiguës (2003 et 2012), la 2e n’étant pas une rechute. Mon défi sera de vivre longtemps et en santé, pour pouvoir fonder une famille.
Langues parlées : français
Lieu de naissance et de résidence : Granby
Travail : Secrétaire médicale dans un CLSC
Aime quoi? J’aime être en gang! J’aime faire du sport et le plein air. Je joue dans deux équipes de hockey-balle ainsi qu’à la balle-molle. Mon chum travaille de soir alors je dois me tenir occupée!!
But dans la prochaine année : Mes projets sont de me construire une maison sur le terrain qu’on a acheté l’été dernier, de commencer à fonder ma famille et si le portefeuille le permet, un voyage!!
But dans la vie : Ne pas avoir de regrets, donc vivre à fond et ne jamais refuser une invitation. Les seuls regrets qu’on peut avoir, c’est quand on dit non et qu’on passe à côté d’une chose extraordinaire!

Le cours de la journée

Température : min 14, max 28. Nuageux avec éclaircies.
Vitesse des vents : 5-10 noeuds
Direction des vents : sud — sud-ouest
Point de départ : La Baie
Point d’arrivée : Tadoussac
Distance parcourue : 100 kilomètres — 54 miles nautiques.
Faits marquants : grand départ, topo sur la sécurité, visite des bélugas et des baleines, topo sur l’écologie et la géologie du fjord et les rudiments du mouillage.

Menu du diner : sandwiches
Menu du souper : Pilon de poulet, salade de patates et salade verte.

Citation du jour : : « Une baleine, c’est pas subtile »

Personnalité du jour : Josh Reimer pour son immersion dans la francophonie

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11 août 2014

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Cap sur Carolane

Nom complet : Carolane Bolduc
Âge : 21
Défi de santé : Leucémie
Langues parlées : Français et Anglais
Lieu de naissance : La Baie
Lieu de résidence : La Baie, bientôt Vancouver
Études : Éducation préscolaire et enseignement primaire à l’UQAC
Travail : Monitrice de Langue à l’école primaire Anne-Hébert
Aime quoi? Le sport et voyager
But dans la prochaine année : Dans 2 semaines, je parcourrai plus de 5 000 km entre Québec et Vancouver pour ensuite y travailler1 an. Puis, je reviendrai en visitant le sud des États-Unis comme la Californie, le Texas, etc.

Le cours de la journée

Température : min 14, max 24
Vitesse des vents : 0-16 noeuds
Direction des vents : est— nord-est
Point de départ : Tadoussac
Point d’arrivée : Le Bic
Distance parcourue : 39 miles nautiques (72 kilomètres).
Faits marquants : bris mécanique mineur, visite imprévue de Tadoussac pendant la réparation puis départ vers l’aval du St-Laurent, topo sur les noeuds et les cartes marines.

Menu du déjeuner : gruau
Menu du diner : salade de pâtes
Menu du souper : Orgetto

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12 août 2014

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Cap sur Marie-Hélène

Nom complet : Marie-Hélène Lambert
Surnom : Marie
Âge : 28 ans
Statut social : Célibataire
Défi de santé : Cancer du sein
Langues parlées : français, anglais
Lieu de naissance et de résidence : Chicoutimi
Études : Maitrise en médecine expérimentale
Travail : Responsable du programme d’information à CORAMH
Aime quoi? Musique, Dessin, Course, nage, vélo, voyage
But dans la prochaine année : Retourner au boulot, refaire un triathlon, aller en Grèce
But dans la vie : En profiter au maximum

Le cours de la journée

Température : min 14, max 23
Vitesse des vents : 0-15 noeuds
Direction des vents : Est — Nord-est
Point de départ : Le Bic
À 20 h 39 : au large de Gros Morne. Toujours en route.
Distance parcourue depuis ce matin : 130 miles nautiques (240 Kilomètres).
Faits marquants : début de la houle, fête à Jean-Michel.

Menu du déjeuner : Oeufs brouillés
Menu du diner : Sandwiches au thon ou saumon
Menu du souper : Velouté de petits pois et spaghetti

Personnalité(s) du jour : Carolane et Catherine qui ont passé 4 h dans la cuisine à nous faire un somptueux repas!

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13 août 2014

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Cap sur Jessica

Nom complet : Jessica Robicheau
Surnom : Jess
Âge :19
Défi de santé : stage 2b hodgkin lymphoma
Langues parlées : english, french
Lieu de naissance et de résidence : Yarmouth, Nova Scotia
Aime quoi? J’aime danser et avoir du plaisir
But dans la prochaine année : aller à l’université
But dans la vie : faire ce que j’aime

Le cours de la journée

Température : min 14, max 20.
Vitesse des vents : 5-10 noeuds
Direction des vents : sud-est
Point d’arrivée : Grande Vallée
Distance parcourue depuis hier soir : 80 miles marins ( 148 kilomètres).
Faits marquants : visite de l’île Bonaventure, dance party

Menu du déjeuner : toasts
Menu du diner : sandwiches
Menu du souper : soupe au pois, salade de haricots, pouding chômeur.

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14 août 2014

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Nom complet : David Larouche

Lieu de naissance : Normandin
Lieu de résidence : Montréal
Travail : technicien en ingénierie à Hydro-Québec

Le cours de la journée

Température : min 17, max 20
Vitesse des vents : 15-20 noeuds
Direction des vents : sud-est
Point de départ : Grande Rivière
Point d’arrivée : Paspébiac
Distance parcourue 43,5 miles nautiques (80 kilomètres).
Faits marquants : visite de l’école des pêches de Grande-Rivière, nous naviguons à la voile enfin!, épidémie de mal de mer, résilience de certains.

Menu du déjeuner : toasts
Menu du diner : restants
Menu du souper : ratatouille et courge spaghetti

Personnalités du jour : Ariane et Marc-André pour avoir réussi à nous faire un souper!

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15 août 2014

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Cap sur Jean-Michel

Nom complet : Jean-Michel Pellicelli

Âge : 26
Statut social : Étudiant
Défi de santé : Reprendre des forces physiques et me remettre en forme
Langues parlées : Français
Lieu de naissance et de résidence : Roberval
Études : Technique en soins préhospitalier d’urgence
Travail : IGA, commis d’épicerie
Aime quoi? Le sport, le cinéma, les sorties en plein air.
But dans la prochaine année : Faire mon examen national pour obtenir ma carte de technicien-ambulancier paramédic et travailler dans ce domaine
But dans la vie : Être heureux et poursuivre mes rêves. Profiter de la vie et profiter du moment présent

Le cours de la journée

Température : min 14, max 18

Vitesse des vents : jusqu’à 25 noeuds, autour de 10 pendant la navigation
Direction des vents : sud-est
Point de départ : Paspébiac
Point d’arrivée : l’île aux hérons en face de Carleton
Distance parcourue : 40 miles marins (72 kilomètres)
Faits marquants : mauvaise météo et réorganisation de nos plans de la journée, visite du musée acadien de Bonaventure, navigation de nuit, anniversaire de Catherine (déjà 25 ans!)

Menu du déjeuner : oeufs mollets et mi-mollets

Menu du diner : sandwiches au gravlax
Collation : poutine
Menu du souper : Casserole de poulet

Citation du jour : Une poutine, un café ou une orangeade?

Personnalité du jour : Carolane pour son courage.

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16 août 2014

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Nom complet : Patrick Tardif

Âge : 22 ans

Statut social : Célibataire
Défi de santé : manque d’équilibre
Langues parlées : Français
Lieu de naissance et de résidence : Châteauguay
Études : Cégep
Travail : Robert Thibert inc.
Aime quoi? Lecture, planche à neige
But dans la prochaine année : Avoir du FUN
But dans la vie : Être heureux et en santé

Le cours de la journée

Température : min 14, max 18

Vitesse des vents : 0-5 noeuds
Direction des vents : sud-est
Point de départ : l’île aux hérons en face de Carleton
Point d’arrivée : Campbellton
Distance parcourue : 25 miles marins (46 kilomètres)
Faits marquants : dernier jour de navigation, montée au mat, arrivée à Campbellton

Menu du déjeuner : gruau

Menu du diner : galette de morue
Menu du souper : blé d’Inde, côtelette de porc

Personnalité du jour : David pour son aide avec la pompe à m…

–Alexandre Chouinard, blogueur et photographe

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