Dialogue de muses pour la Journée des océans

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La Journée Mondiale des Océans (JMO) est célébrée chaque 8 juin depuis le sommet de la terre de Rio en 1992. Depuis 2008, cette journée est officiellement reconnue par l’ONU et est une initiative officielle, coordonnée mondialement. Ceci démontre l’appréciation globale de la population du globe pour les océans. La JMO est une opportunité annuelle de célébrer les océans du monde et les produits et services qu’ils nous procurent. En 2013, le thème de la JMO est « Ensemble, nous avons le pouvoir de protéger les océans ». Cette année, 2 filles de l’équipe Écomaris, très différentes l’une de l’autre mais toutes deux reliées par cette passion commune pour les océans, se sont prêtées à un exercice de création sur le thème de la mer, là où la science côtoie l’émotion…

Lyne: La vie est née de l’océan. 4 millions d’années plus tard, ce grand bleu nous a donné la planète que nous habitons aujourd’hui. L’humain est partout, sur terre, dans les montagnes, aux confins les plus éloignés et extrêmes de la planète. Et il y a de ces gens qu’on dit « de la mer ». Qu’est-ce qui les inspire à rejoindre le grand bleu?

Ariane: En y réfléchissant un peu, je pense pouvoir formuler l’hypothèse qu’il y a deux grands chemins menant à cette vie des  »gens de mer ». Certains en feront l’expérience par simple hasard, ils en tomberont amoureux lors d’une balade en kayak par exemple, et seront alors marqués à jamais par ce désir de grande proximité avec ce milieu méconnu et mystérieux qu’est la mer. D’autres en rêveront plutôt toute leur vie… En effet l’univers symbolique entourant les océans est extrêmement riche dans nos sociétés occidentales. La mer est à la fois décrite comme un espace de liberté, d’autonomie, d’indépendance et de fuite, mais elle est  surtout dangereuse et incontrôlable.

N’empêche, certains en seront épris sauvagement et auront même l’impression de ne plus pouvoir vivre sans elle…

Je  crois que ce qui séduit dans la mer, c’est avant-tout sa grande puissance. Nos sociétés industrielles nous apprennent que l’Homme contrôle tout et  qu’il doit nécessairement être au centre de toutes activités. La mer me permet de m’abandonner au monde, de retrouver la minuscule place que j’occupe dans l’univers et d’entretenir mon humilité. Sur l’eau, la seule autorité qui vale est celle de la compétence et puis, de toute façon, la mer s’en fout bien de nous…

Lyne: Oui, la mer s’en fout bien de nous, et ne tolère pas les excès. Et nous aussi,  on se fout parfois la mer. De nos jours, notre mer nourricière nous l’auront explorée, exploitée, surexploitée, polluée, ratissée de font en comble avec nos machines modernes. L’océan, la plus grosse de machine de régulation climatique de la planète, commence à s’essouffler. Inquiétant, car la mer produit la moitié de l’oxygène que nous respirons. Une respiration sur deux, nous la devons à l’océan. Elle est aussi la principale source de protéines pour plus de 2.6 milliards d’humains.

Les océans et les ressources côtières nos procurent aussi :

–       une source d’emploi : l’activité économique en lien direct et indirect avec les océans supporte entre 200 et 400 millions de personnes chaque année;

–       un endroit d’agrément et de sports : plus de 200 millions de personnes visitent les villes et pays côtiers chaque année;

–       un endroit pour vivre : plus de la moitié de la population mondiale vit à moins de 200 km des côtes.

Nous dépendons des océans. À chaque minute, chaque seconde, chaque respiration. Et pourtant, nous les humains, on semble renier nos origines de façon alarmante. En sommes nous seulement conscients? Une coupe à blanc, dans une forêt, ça se voit. Par contre, sous la surface du grand bleu, le mystère persiste toujours…

Ariane: Effectivement, même en parcourant la mer au quotidien, il est bien rare de pouvoir constater les dégâts déjà accomplit par les Hommes. Ces surfaces bleus, vertes, brunes parfois rouges, qu’elle soit agitée ou non, nous cachent bien souvent la gravité de son état de grande malade. Certes, les plages sont remplis de plastique et de morceaux de verre, nos pêches ne sont plus aussi miraculeuses que celles que nous ont racontées ceux qui ont navigué avant nous, et malheur à celui et celle qui se heurteront un jour à un de ces immenses ilots de plastique flottant à la dérive. N’empêche, les océans avec leurs profondeurs effrayantes et leurs étendues inimaginables ont toujours été des endroits bien pratiques pour cacher nos déchets et déverser nos produits encombrants. Si les océans pouvaient parler ou perdre leurs couleurs et leurs reflets, pour que nous puissions enfin constater l’ampleur du fardeau qu’ils portent pour nous depuis tant d’années, peut-être qu’alors le carnage changerait de rythme. D’ici là, les scientifiques nous parlent, et heureusement… Savons-nous seulement les écouter? Certes non… Ce qu’ils nous disent est peut-être individuellement difficile à croire puisque l’eau nous cache si bien ses malaises, mais qu’en est-il des grands intérêts de ce monde? Que faire pour mettre un frein réel à cette machine destructrice? Faut-il vraiment attendre que les problèmes environnementaux aient des conséquences économiques dramatiques pour engendrer une réaction de la part de l’industrie? Ces questions resteront sans réponse jusqu’à ce que s’effectue le changement.

De mon côté, et c’est bien peu, je pense miser sur l’amour que j’ai de la mer et de mon pouvoir à le partager. Car ce grand bleu qui me porte et me balance apaise mon âme et me ramène à l’essentiel. J’aime la boire, m’y baigner, respirer ses odeurs et profiter des spectacles gigantesques qu’elle nous offre. Elle est reposante par sa violence et sa sauvagerie, me confronte à moi-même, à mes pouvoirs et à mes peurs et me permet aussi de rester critique par rapport au monde de la terre, des grandes villes et du travail aliénant.

Lyne: Si on se fait critique de notre propre impact sur le grand bleu, le  constat est troublant Selon les experts, les océans font face à plusieurs défis qui menacent leur santé et leur pérennité : acidification, changements climatiques, pollution océanique, surpêche… La liste est longue.

L’acidification des océans est le résultat direct de l’augmentation des émissions de carbone qui rendent les océans plus acides. Ce changement dans la structure chimique de l’eau est sans précédent depuis 300 millions d’années. Les océans acides dissolvent toute vie marine possédant un exosquelette comme les moules, les homards, etc. Les changements climatiques menacent les récifs coralliens de blanchiment, et ont des impacts directs sur une panoplie d’organismes.

85% de la pollution des océans provient du milieu terrestre et incluent les déversements de pétrole, les fertilisants qui contribuent aux zones mortes, les morceaux de plastique (qui, en raison de leur faible taux de décomposition, comptent pour la quasi-totalité de la pollution marine).

Les océans sont aussi surexploités à un rythme faramineux. Nous pêchons aujourd’hui plus de 40% d’excès par rapport à ce que les océans peuvent nous fournir. La promotion des produits issus de pêcheries durables est plus que jamais nécessaire.

Oui, on peut faire la liste des sérieux problèmes auxquels font face les océans du monde. Mais on peut aussi imaginer un monde où chacun de nous fait une différence. Imaginez un monde où vous pouvez aider à mieux comprendre les océans, réduire la pollution, et réparer les écosystèmes marins endommagés. Pouvez-vous vous imaginer rebâtir les océans, les mers, et les précieuses ressources desquelles notre existence dépend? Pour la Journée Mondiale des Océans, trouvez un moyen de rendre hommage ces cadeaux que le grand bleu apporte à nos vies. Vivez l’océan : naviguez-le, connaissez-le, respectez-le, célébrez-le.

Les océans sont le cœur bleu de la planète, ils sont nos origines, et notre voie de survie. Ensemble, nous avons le devoir de les protéger, et le pouvoir de faire une différence.

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