Nous avons loué un Jeep à Jonquière, en prévision de l’unique chemin menant à la communauté d’Opitciwan : un chemin forestier, pas très large et assez cahoteux, que nous devons partager avec d’énormes poids lourds.

Notre auto ayant ses limites, il nous fallait un autre véhicule, pas mal plus solide.

La route s’est finalement très bien faite, nous suivions la voiture de Maude, intervenante Wapikoni Mobile qui arrive en même temps que nous à Opitciwan, une semaine avant la roulotte Wapikoni, pour établir les contacts et commencer les inscriptions des participants. La voiture de Maude est équipée d’un CB, lui permettant de signaler notre présence aux poids lourds tous les kilomètres. Vu la vitesse à laquelle ils roulent, ce n’est pas un luxe.

Trois heures plus tard, comme sortie de nulle part, la communauté pointe le bout de son nez. D’abord le poste de police, puis les maisons, les rues, les trottoirs, la station service. Nous nous sommes arrêtés devant la radio, qui partage une maison avec la poste, pour trouver Justin qui, en plus d’être responsable de la radio est le coordonnateur local du Wapikoni.
Nous partagerons une maison avec Maude. Cette maison, qui sert habituellement de maison de la famille, est prêtée à l’équipe du Wapikoni pour un mois. On s’est installés, puis nous sommes sortis faire un tour dans le village. Grâce à Maude, qui est déjà venu plusieurs fois à Opitciwan et qui connaît une grande partie des gens d’ici, nous rencontrons rapidement plein de gens. Jasmin, qui s’occupe des loisirs pour les jeunes d’ici, Yolande, Regina….etc.
Et Serge Rock, coordonateur jeunesse de l’assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador. Ce dernier est de passage dans la communauté pour un événement particulier qui aura lieu cette semaine : le rassemblement des jeunes atikamekw. Des jeunes de Wemotaci et de Manawan seront également présents. Nous ne le savions pas, mais on ne pouvait pas rêver mieux pour présenter notre projet.